Mochitsuki 餅つき

Mis à jour : avr. 27


Frappe, connexion, riz et maillet.



A début de chaque nouvelle année, de nombreux foyers japonais participent à la grande tradition annuelle du mochitsuki (action de pétrir par martèlement le riz) pour en faire un mochi 餅 une sorte de gâteau à la texture incroyablement fondante et gluante, sans être collante.


Le toucher est d'une infinie douceur, au Japon on utilise le terme "peau de mochi" pour désigner celle d'un bébé ou d'une femme.



Le mochi est consommé pour le nouvel An depuis au moins la période Heian (794-1185).


Il est si important sur le plan culturel au Japon que là où en regardant la lune nous voyons un visage, les Japonais voient des lapins pilonner des mochi..


Parce que mochi sonne sensiblement comme le mot japonais pour "avoir" (motte imasu) il est mangé dans l'espoir de gagner la bonne fortune au cours de l'année à venir (toutefois de nombreux décès par étouffement se produisent en l'ingérant lors de l'événement, au tout début de l'année, NDLR).



L'action se déroule généralement sur toute une journée et commence la veille au soir, lorsque le riz est rincé et laissé à tremper pendant la nuit.


Tôt le lendemain matin on le place dans le seiro, fait de des paniers à vapeur carrés en bois empilés les uns sur les autres et placés sur une bouilloire d'eau bouillante. Une fois qu'il sera ultra cuit il est temps de commencer à le piler dans un grand usu ou mortier en bois, en pierre ou en béton.





Plusieurs personnes sont vivement impliquées et vont se relayer dans cette étape du mochitsuki. L'une va marteler aussi fort et aussi vite que possible avec un maillet en bois ou kine et une personne tourne le riz sur chacune des remontées du maillet : c'est un véritable exercice d'adresse et de connexion entre les deux partenaires !





On continue ainsi jusqu'à ce que le mochi soit complètement lisse et brillant.


Mochitsuki peut être un événement célébré à la fois au sein de la famille, d'un quartier ou d'une communauté et tous les âges y participent. Pour cette raison, il existe de nombreux mochitsuki matsuri ou festival communautaires où il est aisé de se joindre.

Lorsque la pâte sera prête, des équipes se formeront pour découper, morceler, rouler et fourrer le tout de divers ingrédients.


On le dégustera ensuite dans la journée ou les jours suivants sous diverses recettes différentes :

- nature, soupoudré de fécule de riz

- daifuku mochi : fourré au anko, la pâte de haricot rouge (azuki) sucrée

- zenzaï mochi : servi dans un bol, cette fois c'est l'inverse il trempe dans une sauce au anko

- dango mochi : par 3 en petites brochettes, recouverts de sauce mitarashi (sorte de caramel au soja-sucré), dango signifie petite boule

- kinako mochi : roulé dans la poudre de haricot de soja grillé, avec ou sans mitarashi sauce.


Ils seront encore au matcha, fourré au sésame noir (kuro goma), au taro, à la fraise, à la patate douce, intégré à une soupe miso ou au nabe (le pot au feu japonais), etc..



Kinako mochi

Images :

https://sato-sato.jp/, wikicommons, flickr



#mochi #mochitsuki #mochizuki #tsuki #cuisinejaponaise #matsuri #anko #kinako #goma #miso #nabe





0 vue
Voyages au Japon
Voyages au Japon
Voyages au Japon

Photographies Mers & Mondes 

Histoire-de-Naviguer

  • Facebook

 © 2020 histoire-de-voyager.com

Informations légales 

Paiements sécurisés