YOROI : L’ARMURE DU SAMURAI, un asile de laque et d’acier

November 13, 2014

De dix à vingt kilogrammes d’épaulières, heaumes et autres gorgerins faits de plaques de métal ou de cuir laqués et recouverts de feuilles d’or, de cordelettes de cuir, de coton ou de soie.

L’armure d’un guerrier de haut rang qui se l’offrait pour un prix équivalent à un an de salaire pouvait se parfaire de l’ajout de chevaux en poils de yack rouges, de Chine, un ornement ultra prestigieux.

 

Lors de l’époque Sengoku, marquée par les batailles, la vie des paysans et leurs récoltes qui soutenaient toute l’économie du Japon ne devait pas être altérés par les combats. Les samurai ne combattaient donc pas sur les terres agricoles mais dans la lande, aux pieds des montagnes et aux abords des rivières pour protéger les récoltes et ne pas tuer les paysans.

A partir de l’introduction des armes à feux venues du Portugal, les territoires de combats étaient si enfumés que les armures devinrent plus rutilantes afin que les chefs militaires puissent être repéré par leurs hommes.

 

La protection de la tête : Kabuto

Totalement articulée et munie d’un protège nuque et gravée des armoiries du clan. Si ornée de grandes cornes en métal Kuwagata elle était alors réservée aux Bushi de haut rang.

Le masque ou Mempo, était destiné à effrayer l'ennemi par des moustaches, des dents menaçantes ou des visages de démons et de Kami (divinités).

 

Le protège-cou : Nodowa

Contre la décapitation en complément du protège nuque était attaché par des cordes à l'arrière du cou et pouvait remonter jusqu’au dessous du nez tel un demi-masque effrayant.

 

La protection du corps : 

Constituée de deux parties, la cuirasse d'abord Do est l'élément le plus solide de l'armure, car destiné à recevoir le plus grand nombre de coups de sabres. A partir de 1400, une cotte de maille vient protéger le corps, les épaules, et surtout les bras.

 

La deuxième partie est une jupe d'armes de 7 plaques de fer Kusazuri protégeant le ventre et les hanches. Très mobile, elle permet au Bushi de se déplacer très facilement, même sur des plans inclinés.

 

La protection des membres : 

Très peu protégés au début, pour assurer une agilité maximale, les bras et les jambes des Bushi vont être peu à peu recouverts, comme le reste du corps.

Quant aux pieds, ils sont parfois protégés par des chaussons en fourrure, pour les cavaliers, mais le plus souvent chaussés dans de simples sandales de toile.

 

L'armure Japonaise est souple. Composée de minuscules plaques de fer laquées et reliées entre elles par des cordons de soie, elle permet une parfaite agilité pour utiliser les armes du Bushi au combat.

 

Un art méconnu : Le Tosuijutsu (Nage de combat)

 

Au Japon, Le développement de la nage de combat date des temps anciens. Depuis l'Antiquité, il y eu nombre de mythes concernant la nage. Ultérieurement la nage est devenue une sorte d'art militaire et a été utilisé en temps de guerre, en rivière et en mer.

Aujourd’ui, quelques originaux la pratiquent encore, en partie pour perpétuer cette technique fort utile à l'époque, et aussi comme une performance esthétique. On ne pousse toutefois pas toujours la reconstitution jusqu'à s’encombrer d'une arme. Comme tous les arts martiaux, puisque c'est aujourd'hui considéré comme tel, ceux qui pratiquent cette nage affirment qu'elle peut servir dans la vie de tous les jours. 

"Le but premier de cette discipline est d'acquérir des compétences pour nager dans un environnement naturel".

 

L'école : Kobori ryu Tosuijutsu

Fondateur : Muraoka Idayu Masafumi

Fondée en : Milieu période EDO au 16éme  siècle

Province : Kumamoto Prefecture, Kyushu

 

 

 

 

Source : http://www.la-pierre-et-le-sabre-iaido18.fr/armures.htm, libération.fr

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