KYOTO

 Chroniques d'un autre temps

 

 

 

 

Venez forger votre propre couteau avec un maître forgeron

MASAHIRO TANTOJO, à KAMEOKA à 16 minutes en train de Kyoto.

Dirigée par Yuya Nakanishi, le seul forgeron fabriquant des sabres japonais dans la préfecture de Kyoto, la forge reçoit la visite d'une trentaine de personnes par mois, un beau succès pour le jeune homme.

 

On y vient pour expérimenter le même processus de production de sabres japonais qu'autrefois sur le travail ses katanas ou de couteaux (tanto), toujours en acier martelé à chaud.

Dès l'âge de 20 ans Nakanishi-san commence un apprentissage de forgeron dans la ville de Fukushima et se met à son propre compte à Kameoka seulement 7 ans après, en octobre 2014.

Une expérience unique, un beau moment et un bel objet en souvenir.

Durée de la session : 4 heures  (2 sessions / jour à 9h et 13h)

Tarif : 36000 yens soit environ 270€ 

Votre couteau de 20cm pour 8cm de lame, vous sera remis dans uns jolie boite en bois et son fond de velour, idéal aussi pour un cadeau il ne reste plus qu'à trouver l'artisan-menuisier pour créer le manche.

TOEI EIGAMURA PARK

Parce que c’est bon de se faire des films

Lieu incontournable avec une touche de kitch, pour les fous de cinéma japonais et de reconstitution historique tels que le chambara (films de sabre), le Toei Kyoto Studio Park est le seul "parc à thème" au Japon où vous pourrez :

- observer le tournage de drames d'époque (films de Jidaigeki)

- revêtir une tenue de geisha ou de samurai  en déambulant dans les ruelles de l’époque Edo (ancien nom de Tokyo de 1603 à 1868 sous le shogunat Tokugawa) ou Meiji.

Pas moins de 200 films sont tournés ici chaque année, c’est dire ! 

Thèmes, spectacles et attractions : 

- une « Ninja house » où passages secrets, portes tournantes et autres pièges vous attendent ... comme de vous faire perdre votre chemin à travers le labyrinthe

- suivre un petit cours d'histoire japonaise dans un environnement de salle de classe en période Edo

- profiter d’un tour du parc guidé par un acteur.

Vous pourrez suivre les pas des oirans (courtisanes) se déplaçant dans le quartier des plaisirs… et louer un costume et profiter d’un déguisement et maquillage par des pros,  visiter le musée de l’animé ou de l’estampe japonaise, prendre peur dans la maison effrayante des zombies, attention au coin d’une ruelle vous pourriez même être désigné pour volontaire parmi le public et effectuer quelques mouvements de scènes avec l’un des acteurs !

 

Plusieurs échoppes et lieux de restauration, tels que le Ninja café, un restaurant de nouilles soba ou une grande boutique d’articles sur le thème du cinéma. De nombreux plateaux de tournage intérieurs et extérieurs sont ouverts au public, résidences de samurais, prison..

Pénétrez dans le monde fantastique du Japon ancien vu côté caméra ! Prêts ?  Action !

Tarifs des entrées : adultes 2200 yens, ados 1300 yens, enfants 110 yens. (tarifs additionnels pour les costumes et maquillages, séances photos etc).

KINKAKU-JI

Le pavillon d'or

Recouvert de plusieurs couches d'or, ce bâtiment-joyeux d'une grande beauté orné d'un phénix se situe dans le jardin du temple Rokuon-ji au nord-ouest de Kyoto, il ne se visite pas de l'intérieur.

 

Le temple a été incendié à plusieurs reprises au cours d'une guerre au 15e siècle, mais pas le Pavillon d'or à ce moment-là : ce dernier aurait été totalement détruit par les flammes de la main d'un moine qui se trouvait laid et serait devenu fou d'obsession pour la beauté du pavillon en 1950.

 

Cet événement est au cœur du roman de Yukio Mishima, "Le Pavillon d'Or". Le bâtiment actuel a été reconstruit à l'identique, en 1955.

Si vous êtes chanceux, par temps très calme vous pourrez voir son beau reflet dans l'eau du lac qui l'entoure.

CHANOYU

la cérémonie du thé

C'est dans l'ochaya (maison de thé) que se déroule le rituel du chanoyu (chadô, ou sadô, la voie du thé), et cette part essentielle de la culture japonaise considérée comme l'un des combles du raffinement. 

 

Vous pourrez découvrir le chadô partout au Japon, mais il y à beaucoup d'avantages à le faire à Kyoto. Le matcha est le thé vert en poudre, produit de haute qualité provenant de Uji (une ville au sud de Kyoto), quant à l'eau elle est acheminée dans la ville grâce à plusieurs rivières souterraines. De source fraîches dans la montagne à proximité de certains sanctuaires, et c'est pourquoi de Kyoto est également célèbre pour son tofu, ou yu-dofu le tofu soyeux servi en fondue dans de l'eau chaude.

La cérémonie du thé ce n'est pas seulement boire du thé ou "apprécier l'instant".

Le maître de thé et les participants prennent part à une expérience spirituelle basée sur la philosophie du Zen. C'est une méditation, une façon de se connecter à un monde plus vaste. Les ustensiles, thé précieux et l'eau sont traités avec respect et soin, de façon à créer l'harmonie autour de vous et en vous. 

 

C'est ouvrir une porte sur la beauté du monde, même si vous ne pouvez pas tout appréhender en une seule session, vous percevrez une première sensation pour les quatre aspects fondamentaux de la voie du thé, qui sont : l'harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité (prononcer wa-kei-sei-jaku).

KENNIN-JI

Dragons-jumeaux en plein coeur de GION

Kenninji est le plus ancien temple ZEN de Kyoto, le Zen étant l'une des principales branches du bouddhisme japonais.

 

Le Bouddhisme est, (selon différents points de vue en occident) une religion ou une philosophie. Fondé il y à environ 2500 ans en Inde par le Bouddha Shakyamuni, il enseigne que la souffrance inhérente à la vie peut être transcendée par l' équanimité, la sagesse et la compassion.

 

La secte Zen, datant du VIe siècle en Chine, vise la réalisation de cet idéal grâce à un système de formation stricte soulignant le travail et la méditation.

À l'heure actuelle, il existe trois sectes de Zen au Japon - les écoles RINZAI, SOTO et OBAKU. Le temple Kenninji appartient à la tradition Rinzai, il est l'un des sièges de la branche . Le temple a été fondé en 1202 par le prêtre Yousai (1141-1215).

Lors de la visite on arpente plusieurs bâtiments et nombreux couloirs, un très beau jardin sec (un karesansui) ainsi que le sombre temple lui-même dont le plafond est orné d'une impressionnante et sublime fresque à l'encre de Chine sur toile de 11 mètres x 15 mètres, peinte et offerte par Junraku KOIZUMI en 2002 "Les dragons jumeaux" symbole de protection au Japon.

 

Un lieu à ne pas manquer, d'une beauté renversante..

Entrée 500 yens. Accès :

En plein coeur du quartier de GION, ligne de train/métro Keihan, arrêt Gion-shijo ou bus lignes 100, 202, 206, 207 arrêt Kiyomizu-michi.

FUSHIMI INARI taisha

et dieux des céréales

Ce sanctuaire shintoïste qui apparaît dans le film "Mémoires d'une geisha" a été fondé en 711 et dédié aux dieux de l'agriculture, et précisément au kami (divinité shinto) des céréales INARI, des fonderies et du commerce. Il est aussi gardien des maisons ou yashiki-gami et veille particulièrement à la culture prospère du riz.

Le sanctuaire est connu pour ses milliers de toris (porte traditionnelle shinto) vermillon, plus de 10 000 sur le site qui ont été  généralement offerts par les familles d'agriculteurs et entreprises, chaque tori est donc gravé du nom de son donateur.

INARI est souvent symbolisé par un renard, que celui-ci soit considéré comme son messager ou comme la divinité elle-même.

Situé à Fushimi au sud de Kyoto, vous pouvez vous y rendre facilement et rapidement en métro (arrêt n° KH34 "Fushimi inari" sur la Keihan line),

mais tout AUSSI rapidement à vélo (peu le savent ou osent, peu d'agents de voyages le savent ou le proposent)..

Il suffit de prendre bien soin de traverser les voies ferrées de la gare de Kyoto par l'unique rue qui passe au-dessus des voies dans ce coin vers le sud, HIGASHIOJI dori + ensuite suivre la rue HONMACHI dori et descendez-là... vous tombez sur le Fushimi inari (impossible de le rater, on le "sent" en arrivant le quartier s'anime), un grand parking à vélo vous attend à l'entrée, dissimulé derrière un grand mur.

Gratuit. Prévoir de bonnes chaussures car ça grimpe ! les toris sont alignés par milliers sur des chemins en escaliers.

GINKAKU-JI

le pavillon d'argent

Entouré par les plus beaux jardins zen dans la ville, de nombreux bonsaïs, fleurs et pierres couvertes de mousse ce temple bouddhiste a été érigé en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa désireux de rivaliser avec son homologue d'or (le Kinkakuji) il voulait donc le recouvrir d'argent. Mais une longue guerre s'intensifiait, jamais l'édifice ne reçu son lustre opalin .. toutefois, bon nombre de Japonais le considèrent plus beau que son frère d'or !

Situé au nord-est de la ville, au bord de la montagne d'HIGASHIYAMA.

Telle un villa de retraite d'un shogun obsédé par l'art, le Ginkakuji devint un centre pour la culture contemporaine, connue sous le nom de "Culture Higashiyama", qui contraste avec la culture Kitayama (nord de la ville) du temps de son grand-père, culture qui est restée limitée aux cercles aristocratiques de Kyoto, celle d'Higashiyama a eu un impact important sur l'ensemble du pays.

Les arts développés et raffinés depuis lors incluent la cérémonie du thé chadô, l'arrangement floral ikebana, le théâtre noh, la poésie, la conception des jardins et l'architecture.

Entrée 500 yens.

Le chemin de la philosophie

Tetsugaku no michi

Ce sentier ravissant tire son histoire de Kitaro NISHIDA, un philosophe qui fonda une école de philosophie : l'École de Kyoto, et chercha à marier la philosophie occidentale avec la spiritualité issue des traditions extrême-orientales.

 

On dit qu'il arpentait ce chemin tous les jours pour ses promenades de réflexions et méditation quotidiennes.

C'est une charmante balade, surtout lorsque le hanami avec ses nombreux cerisiers qui le bordent fleurissent au printemps. En suivant le chemin et son canal jusqu'au bout, descendez par la droite lorsque seuls 2 choix de rues s'offrent à vous (en T droite ou gauche, puis en bas de la rue qui descent prenez à gauche au croisement et continuez quelques minutes : vous arrivez directement dans l'enceinte du temple bouddhiste NANZEN-JI.

Ou demandez-nous pour une promenade-guidée privée à pied ou à vélo !

 

image :  nm2japan.over-blog.com

KIYOMIZU DERA

Le "temple de l'eau pure" et son balcon sur la ville 

De son vrai nom otawa-san kiyomizu dera 音羽山清水, il est question ici d'un complexe regroupant temples bouddhistes et sanctuaires shinto.

Le bâtiment principal (bouddhiste lui) vous éblouira par sa vue panoramique de Kyoto, Il a été enregistré au Patrimoine mondial culturel de l'UNESCO en 1994.

Le Kiyomizu-dera trouve ses origines en 778, vers la fin de l'époque Nara. Les édifices actuels datent de 1633 ; ils ont été reconstruits par Iemitsu TOKUGAWA. Le temple tient son nom de la chute d'eau qui se trouve à l'intérieur de son enceinte, dont les eaux proviennent des collines environnantes.

Rendez-vous à la fontaine sacrée aux propriétés thérapeutiques tombant d'une grande hauteur par trois canaux : Otowa-no-taki est son nom. A cette cascade on boit pour la santé, la longévité et le succès dans les études.

Belle étape également pour la magnifique partie historique du quartier de GION alentour, de beaux cafés et petites boutiques de souvenirs et d'artisanat japonais à découvrir.

GOSHO le palais impérial de Kyoto

Kyoto central park

Le palais impérial de Kyoto était la résidence officielle de la famille impériale japonaise jusqu'en 1868, date à laquelle l'empereur et la capitale ont été transférés de Kyoto à Tokyo. Il est situé dans le vaste parc impérial, le Kyoto Gyoen, un parc attrayant situé dans le centre-ville, qui comprend également le sento du palais.

Les cérémonies de couronnement des empereurs y furent jadis célébrées comme pour l'empereur Taisho Tenno YOSHI-HITO (régna de 1879-1926) et HIRO-HITO (ère SHOWA TENNO de 1901-1989). Le bâtiment fait aujourd'hui office de résidence secondaire à la famille impériale.

Accessible et ouvert 24h/24 le parc est très agréable, nous vous recommandons de le traverser à vélo, sous les couleurs obscures la nuit : ambiance... !

Ses vastes allées bordées d'arbres ravissent les amateurs de calme et de balades.

 

BAMBOUSERAIE d'Arashiyama et le temple TENRYU-JI

de jade et d'ombre

Là où seuls les vélos et les jinrikisha (pousse-pousse japonais) littéralement "véhicules à puissance humaine" sont autorisés, cette forêt de bambou dont certains spécimens atteignent plus de vingt mètres de hauteur,  vous enveloppe de son havre de silence et de voix étouffées.

Situé juste à côté de la rue principale d'Arashiyama, à quelques pas de l'arrêt de bus principal (arrêt Tenryuji-mae) et de la gare d'Arashiyama sur la ligne Keifuku, le temple Tenryu-ji est le premier arrêt logique pour toute exploration d'Arashiyama.

Vous commencez par explorer le hall principal, puis le célèbre jardin et son étang depuis l'intérieur, puis vous remettez vos chaussures et explorez le jardin à pied.

Impossible de ne pas remarquer que l'on est face à l’un des meilleurs exemples de shakkei (paysages empruntés) au Japon, et les montagnes escarpées d’Arashiyama sont parfaitement intégrées à la conception du jardin.

Montez lentement et en vous éloignant du hall principal, puis quittez le jardin / temple par la porte nord. En partant rapidement à gauche, vous serez au cœur du célèbre bambou d’Arashiyama. Visite conseillée en été parce qu'il y fait toujours frais !

image : aupaysdusoleilevant.blogspot.fr

HEIAN JINGU

Le sanctuaire HEIAN JINGU 神宮 a une histoire relativement courte. Il fût construit en 1895 à l'occasion du 1100e anniversaire de la fondation de la capitale à Kyoto et dédié aux esprits du premier et du dernier empereurs qui ont régné de la ville, l'empereur KAMMU (737-806) et l'empereur KOMEI (1831-1867). Heian est l'ancien nom de Kyoto.

Un TORI rouge (porte shinto) géant marque l’entrée sacrée du sanctuaire, impossible de ne pas le voir dans le quartier d'Okazaki, avec sa hauteur de 24m pour une largeur de 33m !

Le quartier des musées l'enveloppe et les cours du sanctuaire sont très spacieuses, dont une très grande ouverte au centre. Les bâtiments principaux du sanctuaire sont une réplique partielle du palais d'origine de la période de Heian, et construits à une échelle un peu inférieure à celle de l'original car incendié, il fût reconstruit en 1956.

 

Il est régulièrement utilisé pour les mariages et les concerts de musique traditionnelle japonaise. 

 

Visitez son jardin magnifique pour 650 yens (l'entrée se situe sur la gauche de la grande cours principale), il vaut vraiment le détour et présente un superbe pont-couvert en bois, au-dessus d'un étang garni d'iris violets au printemps. A cette époque vous aurez peut-être la chance d'assister à la séance photo d'un mariage.

HANAMI

Cerisiers, pique-nique et poésie

L'un des moments les plus importants dans la vie des japonais pour qui l'éphémère est toujours célébré.

A Kyoto cette période de félicité pour les yeux s'étend de mi(fin)-mars à mi-avril voire un peu plus tard selon les années.

 

Nombre de pique-niques naissent sous les arbres, on aime se prélasser et boire un verre dans lequel on verra peut-être tomber un pétale de cerisier : un présage de chance.

Symbole puissant du Japon, hanami signifie "contempler les fleur" de sakura "cerisier" et il est vécu comme une métaphore de la vie : belle, fragile et passagère.

La période coïncide avec le début de la rentrée scolaire et année fiscale des Japonais, le 1er avril. 

Dommage que cette espèce de cerisiers ne donne pas de fruits !

 

image : insignia-lb.com

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"Jette une pierre au hasard, tu blesses un professeur"
proverbe de Kyoto 

 

 

 Histoire-de-Voyager est né à KYOTO en 2013
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